Votre santé m’intéresse…

Enfin, plutôt le pognon qu’il est possible de faire avec, et les assureurs en sont gourmands.

Pour la Fnac, c’est un peu différent mais guère plus reluisant, la santé on s’en fout ça ne fait pas bander les investisseurs ou les actionnaires.

Notre système de santé et de prévoyance a été dénoncé par la Fnac et une nouvelle négociation sur le sujet est ouverte. (L’accord datait pourtant de janvier 2012 seulement)

La Fnac a lancé un appel d’offres auprès de plusieurs assureurs pour les faire concourir, mais en gardant comme conseil la société AON, notre prestataire précédent, celui qui facture plus d’un million d’€ par an pour la gestion des dossiers, ce qui ne remet pas en cause la qualité de la prestation.

C’est juste étonnant dans le sens où, l’accord prévoyait que la dénonciation devait viser tant l’assureur que le prestataire.

Pas d’explication convaincante à ce sujet pourtant. Ça nous titille…

La surprise c’est que ce sont les mêmes qui ont remporté le marché ! Ils sont vraiment bons !

Autre sujet d’étonnement du même acabit, l’appel d’offre a été réalisé en écartant la « commission santé prévoyance » dont c’est un des rôles, ce qui a conduit le Fnac à modeler à sa guise les contours de notre future couverture. La commission n’a jamais été mise en mesure « d’auditer » les candidats.

Ce serait un système à deux vitesses, une version de base plus chère qu’aujourd’hui et avec des prestations en baisse, ou une version « luxe » qui correspond à notre couverture actuelle mais dont la différence de cout entre les deux ne serait plus supportée que par les cotisations des salariés volontaires.

Inutile de préciser que personne n’adhère au projet.

L’ouverture de la négociation nous a donné un avant gout de ce qu’était la volonté de la Fnac, les propositions sont au minimum, en réduction très sensible de sa participation actuelle.

Nous avions déjà parlé de ces mesures dans un tract en avril 2013 qui reprenait des éléments de langage destinés aux investisseurs : «…. La réduction des coûts salariaux, au travers de la baisse des effectifs, de la renégociation des avantages sociaux et d’une politique de modération salariale… »,… Les succès enregistrés en matière de réduction de coûts se poursuivront au cours des prochaines années avec la mise en place d’un nouveau programme de réduction de coûts, de 85 millions d’euros, dont la réalisation est prévue sur la période 2013 – 2014. »

Voilà ce que projetait la Fnac malgré son démenti d’alors.

C’est, selon une approche rapidement faite, une somme d’environ 2 millions d’€ que la Fnac entend économiser sur le dos de la santé des salariés dans le cadre de cette renégociation..

En oubliant au passage sa responsabilité dans le déficit structurel de notre complémentaire, la politique de recrutement à temps partiel mise en œuvre a pour conséquence de déséquilibrer le montant des cotisations, comme nous l’avons déjà écrit, les temps partiels cotisent selon leur salaire mais consomment selon leurs besoins, pas de « demie maladie » !

A la Fnac d’assumer aussi les conséquences de ses choix !

A se demander si ce cirque n’était pas qu’un prétexte pour opérer le transfert de charge sur les salariés.