Exemplaire ?

C’est d’une cruauté rare ce qui arrive à notre dirigeant suprême, épinglé comme un papillon par les journalistes du « canard enchainé ».

Le bon coté des choses, c’est une vraie grosse pub pour la Fnac sans débourser un rond.

Que des envieux et des jaloux d’une réussite exemplaire à la tête de la Fnac.

Certes la vraie réussite, soulignent les malfaisants, est un peu trop personnelle, les 11,6 millions d’€ qui lui sont attribués au titre du plan de rémunération de la performance sont à rapprocher des charrettes pour POLE EMPLOI et des résultats de l’entreprise.

Nous qui étions si fiers de la folle prospérité attendue de notre entrepreneur préféré, le voilà « jeté aux chiens », nous en restons tout déboussolés et timorés à le défendre.

Heureusement que les « pisse copies » n’ont pas évoqué l’autre morceau du plan de rémunération qui a vu la centaine de dirigeants les mieux rémunérés se partager les économies réalisées par le plan social (nos collègues et nos conditions de travail) et le CICE (nos impôts) entre eux, autrement dit les sacrifices des uns ont fait la fortune des autres.

Nous allions oublier l’essentiel, c’est l’exemplarité qui doit faire partie des éléments de langages à utiliser pour faire retomber le soufflet.

Il semble que devant l’énormité de la somme, notre bon président saisi de vertiges et peut être même pétri de remords ait décidé de faire un geste qui fera date et fera taire tous les râleurs : investir la somme en actions de la boite.

Pas dans une ONG à vocation caritative, c’est trop commun.

Ça pourrait le faire, bande de naïfs, si ce n’est qu’à la sortie et à raison de nouveaux plans d’économies qu’il serait capable d’impulser, il pourrait encore faire une jolie culbute.

Allez, tous au boulot, défoncez vous pour faire prospérer sa cagnotte.