Travail du dimanche – notre position

Nos tracts sur le sujet

Travail du dimanche, pourquoi c’est non..

  • Les salariés du commerces bossent déjà le samedi et c’est une dure journée
  • Pour préserver la notion de « vivre ensemble », celle qui fait qu’on peut pratiquer des activités culturelles et/ou sportives et rencontrer les copains, voire partir en groupe buller ailleurs.
  • Pour avoir une grasse matinée avec son conjoint
  • Parce que c’est renoncer à une vie familiale régulière
  • Parce que c’est vendre ce qui nous reste de liberté, et que la sur-rémunération disparaitra avec la banalisation (c’est déjà le cas ailleurs)
  • Parce que les conditions de travail s’en trouvent dégradées pour tous, y compris le reste de la semaine
  • Parce que les bas salaires nous contraignent à ce non-choix, personne ne souhaite travailler le dimanche.
  • Parce que c’est à terme, la transformation du pays en vaste zone commerciale et la mort programmée des petits commerces.

 


 

Travail du dimanche, travail de nuit : refusons la régression sociale !

Le projet de Loi Macron, véritable accélérateur de casse sociale, soutenu sans surprise par le patron du Medef, nous conduit tout droit vers une généralisation du travail du dimanche et de nuit.

Cette proposition de loi sur l’activité économique est
 un leurre qui remet en cause notre modèle de société
 au motif que cela créerait de l’emploi et de la croissance,
 une aberration et un non-sens économique dont l’ensemble 
des salariés ferait encore les frais.

Modification des zones touristiques, des zones activités 
avec un « potentiel » commercial, douze dimanches 
ouverts à la demande des maires, instauration de zones
 internationales décidées par décret sur proposition du 
ministre dans lesquelles les salariés travailleraient
 jusqu’à minuit, intégration des gares dans ces nouveaux
 périmètres…

Le modèle de société que ce projet de loi dessine, c’est 
un monde, une France, où le vivre-ensemble, le temps
d’éducation, de repos, de loisirs, le temps consacré à ses
proches, devraient être sacrifiés sur l’autel des marchandises.

Dans les faits, il s’agit de déréglementer le temps de 
travail, de rendre les salariés taillables et corvéables à
 merci, de consolider les parts de marchés des grandes
 enseignes au détriment des petits commerces.

Comment 
imaginer qu’une telle recette puisse relancer l’économie
 et créer de l’emploi ? De nombreux rapports et économistes
 démontrent que ce postulat est faux, tout comme 
les études menées par l’Inserm ont fait la preuve de la
 nocivité du travail de nuit sur la santé, à commencer 
par le risque de développer un cancer.

Travailler la nuit et le dimanche n’est pas un choix !

Non, le volontariat dans ce domaine n’existe pas ! Qui
 peut y croire, quand, dans les grandes enseignes du
 commerce, 70 % des salariés sont des femmes, dont 
50 % des familles monoparentales vivant avec moins
 de 1 000 euros par mois ? Qui peut également croire 
que le Medef ne tentera pas très rapidement de remettre 
en cause les compensations salariales promises, alors
 que chaque jour il rogne sur les salaires au nom « du
 coût du travail » ?

Même la mission d’information et d’évaluation demandée
 par la Mairie de Paris conclut que « Les conséquences
 sociales sont très lourdes » et confirme qu’il
s’agit d’une aberration consumériste au nom de laquelle seraient remis en cause notre bien commun et la place
de l’humain dans notre société.
Pour la CGT, ce projet est inacceptable. Le progrès,
ce n’est pas d’ouvrir les commerces 24h sur 24 h, 7 jours 
sur 7, et de contraindre les salariés à plus de précarité,
de pression et à une surenchère : demain, des secteurs
 comme les banques, les crèches ou les transports seront 
très fortement impactés !

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