Un leurre avant l’heure ?

Une manipulation malencontreuse a permis de constater que la Fnac a des projets, mais qu’elle ne les partage pas avec les IRP, ni avec ses salariés.

WISSOUS 2 est un nouveau dépôt de la Fnac logistique inauguré récemment, MASSY et WISSOUS ne suffisant plus.

La semaine dernière les salariés de WISSOUS 2, issus du premier dépôt ont reçu une bafouille de la DRH leur enjoignant de restituer leur carte PPR.

Ce qui signifierait qu’ils ne font plus partie du groupe.

 

Stupeur parmi les collègues qui ont posé des questions à leur direction sur les raisons de cette sortie du groupe PPR.

Ne vous inquiétez pas chers amis, c’est juste une erreur et tout ça, l’informatique….

 

Il apparaît quand même que la lettre a bien été rédigée par la Fnac, et ils sont à notre connaissance les seuls à avoir reçu ce document.

Il y en a un qui a du se faire taper sur les doigts.

L’envoi a peut-être été prématuré, mais la réalité envisagée dans cette lettre d’amour  semble faire partie d’un scénario définitif dont la mise en œuvre pourrait être imminente.

La semaine prochaine justement, des CCE et CE sont convoqués dans toutes les sociétés  avec un point identique portant sur « la situation de l’enseigne ».

De nouvelles missives anxiogènes ?

Leurres…

Une grande glace sans teint où derrière tout n’est qu’illusion, poudre aux yeux, déclarations de PDG interchangeables d’une enseigne à une autre, dénuées de toute personnalité, cela s’appelle « valeurs de Fnac » !

Tout çà à l’adresse de milliers de salariés qui attendent inquiets le sort que l’avenir leur réserve, avec comme toile de fond, le dernier PSE en attente de jugement.

A lire notre PDG, nous devrions être confiants, croire en l’entreprise et à sa capacité de re-motiver les troupes, alors que les effectifs baissent, que des employés, des cadres recourent à l’abandon de poste, tellement ils n’en peuvent plus.

Ce phénomène marginal il y a seulement dix ans, fait de plus en plus « d’adeptes, » l’entreprise s’en inquiète-elle plus pour autant ?

Quand il y a quelques années en arrière les salariés arrivaient à leur travail en passionnés, parce qu’ils aimaient le produit dont ils s’occupaient, qu’ils le connaissaient bien, qu’ils disposaient d’autonomie, qu’ils créaient des liens avec la clientèle, qu’on leur « foutait la paix », et çà fonctionnait, tout le monde s’y retrouvait !

Maintenant que la conjoncture économique n’est pas très favorable, plutôt que d’avoir une réflexion de fond, la direction de la Fnac formate les cadres, certains s’en vont, certains résistent, d’autres s’adaptent et sortent les griffes, jouent du contrôle tout azimut, rien ne doit échapper à ceux qui veillent au grain, prêts à sanctionner le supposé vilain petit canard.

Il faut des coupables à tout prix, l’entreprise, elle, a bien du mal à assumer sa responsabilité dans ses mauvaises méthodes de management, dans certains de ses choix stratégiques et dans l’insuffisance de la formation professionnelle faite aux salariés.

Culpabiliser, rabaisser, plutôt que de chercher à comprendre, à donner envie aux salariés de venir chaque matin, non pas la boule au ventre, avec comme seule motivation celle de terminer la journée au plus vite et oublier le temps d’une soirée un bien piètre quotidien.

Il est vrai que dresser le tableau ainsi n’est pas très valorisant, mais reflétant au plus près la réalité, à des années lumière de la lettre « Valeurs de Fnac » que vient de nous adresser Alexandre Bompard.