Crise de foi ?

La déception est amère à la lecture des déclarations de notre PDG Alexandre B. qui se déclare favorable au travail du dimanche !

Sa voix manquait vraiment dans le chœur actuel des pleureuses !

Attention, les déclarations concernent les autres, futurs mécréants de la « Fnac d’en bas ».

Alexandre aussi est prêt à achever la spiritualité, à casser les repères et l’historique alliance objective entre la bourgeoisie et l’église pour en détourner les fidèles.

Un plan de conquête de parts de marché en quelque sorte, et présenté ainsi, ça a quand même plus d’allure ! Là on le reconnait !

Emporté par son élan, notre sémillant PDG prend ses désirs pour des réalités en affirmant qu’il existerait une unanimité syndicale sur le sujet du travail du dimanche. Où ça chef ?

Nous sommes inquiets mais curieux, parce que même les soirs d’abus d’encens et de vin de messe, nous n’avons jamais atteint cette « quatrième dimension» du consensus social, en tous cas, il n’y était pas.

Rappelons que le travail du dimanche n’engendre pas de consommation supplémentaire mais qu’il la déplace.

Egalement, que le « volontariat » est motivé par des considérations économiques dont la faiblesse des revenus explique que la fin du mois commence le 15…

Qu’enfin, les salariés du commerce travaillent déjà le samedi, ce dont rêvent surement les « 80% » de consommateurs appelés à la rescousse de l’argumentaire.

Ceux là même pour qui il sera cornélien un jour d’arbitrer entre acheter une perceuse ou un bouquin le dimanche.

Au delà, il faut aussi considérer qu’un magasin ouvert le dimanche a un coût, et que celui-ci sera répercuté sur le consommateur, outre la qualité de service et les conditions de travail sur la semaine.

Pour finir, si nous sommes opposés au travail du dimanche, c’est aussi par crainte de ce que notre PDG serait bien capable de produire des PSE le dimanche en plus de ceux de la semaine.

Par pitié et c’est une prière, évitons le surmenage !